Scènes de meurtres à Carcassonne – L'Officiel du Canal du Midi

Scènes de meurtres à Carcassonne

201410022065-fullLe tournage de «Meurtres à Carcassonne» a commencé mardi dans les rues de la Cité. A la frontière du polar et du thriller, entre l’abbé Saunière et le trésor des Templiers, on suit l’enquête de Carcassonne à Rennes-le-Château.

C’est un attroupement sur le parvis de la basilique saint-Nazaire et saint-Celse, hier après-midi. Un périmètre comme une scène de crime a été délimité dans lequel ont pris place des acteurs, des figurants, une équipe de tournage.

Des badauds ont reconnu Rebecca Hampton (de «Plus belle, la vie») et Bruno Wolkowitch, les deux premiers rôles du téléfilm. Car oui, c’est un téléfilm qui se tourne là. «Meurtres à Carcassonne», c’est son titre. Il fait partie d’une collection diffusée par France 3. Surfant sur le goût du public pour le fait divers, les séries policières et la beauté des régions françaises, la chaîne de service public a déjà diffusé «Meurtres au Pays Basque», «Meurtres à Saint-Malo», «Meurtres à Etretat» et ça marche puisque les épisodes ont enregistré des audiences de près de 4,5 millions de téléspectateurs.
De la cité de carcassonne au trésor de rennes-le-château

«Le principe consiste à intégrer les lieux, les légendes, les traditions d’une région dans un polar», explique José Montes, le directeur de production. A Etretat, il était question de pirates. A Carcassonne, Laurent Vivier, le scénariste a pris une bonne dose de Templiers, y a ajouté l’abbé Saunière, a remué le tout pour obtenir une fiction dénuée de toute vérité historique mais riche en ésotérisme régional. Une sorte de Da Vinci Code audois ? Julien Despaux, le réalisateur s’en défend : «La où le Da Vinci Code était sur le mysticisme, nous nous sommes dans un thriller ésotérique qui dénonce l’escroquerie».

Par souci d’identification des téléspectateurs du coin, le tournage se déplacera de Carcassonne à Rennes-le-Château, en passant par la grotte de Limousis, Paulignan ou le canal du Midi.

Et les scènes initialement prévues dans la basilique saint-Nazaire seront tournées dans l’église de Saint-Hilaire, histoire de ne pas perturber les flux touristiques de la Cité.

La distribution compte une quinzaine d’acteurs et une centaine de figurants locaux dont quelques-uns se sont retrouvés hier après-midi pour une première scène dans laquelle les deux flics prennent en filature un curé pas très catholique alors qu’il se rend à un interlope rendez-vous.

Dans la soirée, la scène d’ouverture a été tournée en nocturne : l’arrivée de la victime – puisqu’il s’agit d’un meurtre – en taxi, à la Cité.

Le tournage est prévu jusqu’au 28 octobre ; la diffusion au printemps prochain.
Un thriller ésotérique

Pas question pour Kwaï production de dévoiler les tenants et aboutissants du scénario. Ce que le réalisateur Julien Despaux peut toutefois en dire c’est qu’il a voulu aborder cette histoire de Templier tueur davantage comme un thriller ésotérique que comme un polar. Le point de départ ? Une femme est découverte morte. Son corps présente un certain nombre de signes cabalistiques et les marques ésotériques des Templiers.

Interprétés par Bruno Wolkowitch et Rebecca Hampton, les enquêteurs – Leprince, un flic de Toulouse passionné d’archéologie, et le lieutenant Angélique, une fille du pays cathare rattrapée par les légendes et mythes templiers – prennent cette scène de crime comme une ouverture de partie d’échecs.
J.-L. D.-C. LA DEPECHE DU MIDI