/ Midi-Pyrénées / Haute-Garonne / Toulouse Une pétition réclame l’arrêt de l’abattage des platanes du Canal du midi – L'Officiel du Canal du Midi

/ Midi-Pyrénées / Haute-Garonne / Toulouse Une pétition réclame l’arrêt de l’abattage des platanes du Canal du midi

A l’heure où l’on célèbre en grande pompe les 350 ans du Canal du Midi, des voix s’élèvent pour demander l’arrêt de l’abattage des platanes. Une pétition lancée il y a quelques mois recueille déjà plus de 16 700 signatures.
« On aurait pu soigner les arbres au lieu de les abattre », martèle Guy Tourade, à l’origine de la pétition. Lancée au mois de février, elle réclame l’arrêt de l’abattage des platanes du Canal du Midi et le test d’un traitement naturel mis au point par une chercheuse pour les soigner. Elle recueille aujourd’hui plus de 16 700 signatures.

Un traitement alternatif à l’abattage ?
Pour les signataires de la pétition, ce n’est pas le chancre coloré qui décime les platanes du canal mais les énormes intérêts financiers en jeu et l’inertie des pouvoirs publics. Selon eux, « une chercheuse indépendante experte en bactériologie végétale a mis au point un processus de traitement et de vaccination des végétaux, 100% naturel et breveté, qui a fait ses preuves puisque reconnu par des analyses en laboratoire officiel. Elle avait proposé, en 2013, aux VNF (Voies Navigables de France), responsables du Canal du Midi, de faire des tests gratuits sur les platanes du Canal, selon un protocole bien établi, les résultats auraient été visibles après 21 jours et confirmés par analyses en laboratoire 4 à 5 mois maximum, plus tard. »
Une proposition restée à ce jour sans réponse. Pour Guy Tourade, qui a déjà interpellé à plusieurs reprises la ministre de l’écologie Ségolène Royal, « le chancre coloré est un leurre. L’épidémie est un prétexte. Des analyses en laboratoire peuvent le prouver, mais n’ont pas été faites ! Ils refusent les essais gratuits, on est en droit de se poser des questions ».

VNF s’inscrit en faux
Dans un droit de réponse adressé aux signataires de la pétition, Marc Papinutti, le directeur général de VNF, indique que pour l’oragnisme gestionnaire du Canal, c’est bien le chancre coloré qui décime les arbres. il rappelle qu’à ce stade, « il n’existe malheureusement pas de traitement préventif ou curatif, ni de vaccin pour enrayer le chancre coloré ». Et précise « afin de trouver une alternative aux abattages, VNF s’associe depuis plusieurs années aux nouvelles recherches, aux traitements et aux nouvelles techniques de détection, sous réserve qu’elles s’attachent au chancre coloré qui est la réelle origine du mal. VNF a ainsi cofinancé en 2014 des tests engagés par des étudiants qui travaillent sur une bactérie génétiquement modifiée. Des tests avaient déjà été conduits par d’autres laboratoires pour détecter plus précocement le chancre (techniques de repérage Adn par PCR) mais sans succès ».
Il indique enfin que d’autres expérimentations sont en cours, en lien avec le Ministère de l’Agriculture mais que les premiers résultats n’en seront pas connus avant plusieurs mois. « Pendant ce temps, dit-il, la maladie continue de prospérer. Nous ne pouvons pas prendre le risque de favoriser la propagation de la maladie en n’abattant plus les arbres ».

Le chancre coloré, un champignon microscopique
Le premier foyer de chancre coloré a été découvert en 2006 sur le Canal du Midi à Villedubert, à l’est de Carcassonne. Ce champignon microscopique s’attaque exclusivement au platane et le tue en 2 à 5 ans. En une décennie, la maladie n’a cessé de progresser sur les rives du Canal malgré les mesures prises par Voies Navigables de France (VNF) qui gère l’ouvrage pour l’endiguer. 14 000 platanes ont déjà été abattus sur les 42 000 existants. Un programme de sauvegarde a été engagé en 2012 et des programmes de mécénats ont été lancés pour replanter la voûte arborée du Canal.

LA DEPECHE DU MIDI

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